Grille des salaires

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Re: Grille des salaires

Message par FRED76 le Lun 10 Juin 2013 - 22:31

Fritz the Cat a écrit:MIB : 1.600 euros pour risquer sa vie
Pompier professionnel : 1.800 euros pour sauver une vie
Instituteur : 1.600 euros pour préparer à la vie
Médecin : 5.000 euros pour nous maintenir en vie
Sénateur : 19.000 euros pour profiter de la vie
Ministre : 30.000 euros pour nous pourrir la vie !!!................


MORALITÉ : Ceux qui font le plus pour nous......Touchent le moins.


Faut quand même demander ce que tout ça vient faire avec le forum et Harley, c'est une discussion complétement hors sujet.

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Re: Grille des salaires

Message par jepe le Lun 10 Juin 2013 - 22:47

@FRED 76

Tu l'as déjà dis et d'autres aussi

WebMaster a écrit:
Pitt a écrit:Bon je veux pas foudre le bordel mais 7 pages pour un sujet qui a rien a voir avec HD, le forum par en couille !!
C'est dans l'espace "coups de gueule" donc l'espace pour défendre nos droits, tous nos droits. Les salaires font partie intégrante de notre vie tout court et de notre vie de Bikers is'nt it ?



Rien ne t’empêche de ne pas suivre ce post. Ce que je fais quand je n'y vois aucun intérêt pour moi. C'est simple.

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Re: Grille des salaires

Message par Mjöllnir le Lun 10 Juin 2013 - 23:02

p'tin...chui v'nu la passque j'ai vu le nom de Jepe en dernier post...

mais si j'avais su...j'aurais pas v'nu
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Re: Grille des salaires

Message par Charly le Jeu 20 Juin 2013 - 14:44


- Gardiens de la Paix : 1.600 euros pour risquer sa vie
- Pompiers professionnels : 1.800 euros pour sauver une vie
- Instituteurs : 1.600 euros pour préparer à la vie
- Médecins : 5.000 euros pour nous maintenir en vie
- Sénateurs et Députés : 19.000 euros pour profiter de la vie
- Ministre : 30.000 euros pour nous pourrir la vie
et l'autre con en haut du perchoir qui s'offusque que certains d'entre eux veuillent abroger leurs privilèges 
... il y a 224 ans on leur aurait coupé la tête 

et non c'est pas de la politique !

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Paci, saluta è libartà
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Re: Grille des salaires

Message par pierre19 le Jeu 20 Juin 2013 - 17:32

enfin une bonne nouvelle MA ministre de la fonction publique   a decide de ne pas m'augmenter pour la 4ieme année consecutive
donc quel que soit le gouvernement c'est pareil status quo
donc je vais continuer a ne plus voter pour tous ces charlots qui eux n'oublient pas de se graisser un max:22:
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Re: Grille des salaires

Message par louloupa le Jeu 20 Juin 2013 - 18:26

pierre19 a écrit:enfin une bonne nouvelle MA ministre de la fonction publique   a decide de ne pas m'augmenter pour la 4ieme année consecutive
donc quel que soit le gouvernement c'est pareil status quo
donc je vais continuer a ne plus voter pour tous ces charlots qui eux n'oublient pas de se graisser un max:22:
  Ils ont dit que si tu veux être augmenté, t'as qu'à avoir une promotion .
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Re: Grille des salaires

Message par leonarc le Jeu 20 Juin 2013 - 18:34

@Pierre
travailles plus pour gagner plus!
ou montes une clinique....
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Re: Grille des salaires

Message par CALIMERO le Jeu 20 Juin 2013 - 20:13

Faut pas se leurrer........  pas d'augmentation du point d'indice n'empêche pas une augmentation d'échelon................
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Re: Grille des salaires

Message par jpp-lfox le Jeu 20 Juin 2013 - 20:49

pierre19 a écrit:dans le public car en clinique privée les infirmieres ganent souvent moinsen salaire de base
@badou non t'as bien lu 1,07€ de l'heure de nuit et 47,28€ pour un dimanche ou un ferié
@jepe et jpp j'en suis bien desolé et revolté de lire ça
j'ai connu cette situation entre 1985 et 1987 je bossais comme fraiseur sur commande numerique et fraisage classique je rapportais entre 485F et 1200F a mon boss suivant sur quelle machine je bossais
et il me donnait "généreusement" 26,07F de l'heure tandis que SMIC était a 27,87F de l'heure!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!salaire net entre 4000 et 4250F net par mois
il est normal que le patron gagne plus que l'ouvrier car pas d'ouvrier sans patron mais pas de telles différences
Rockefeller disait que pour une socite qui avance le patron ne devait pas gagner plus de 20 fois le salaire de son ouvrier le moins paye et que les benefices devaient etre reinvestis
nos présidents et gouvernants se sont octroye des salaires indécents et disent que ce n'est pas dans la constitution de les baisser(j'ai lu ça je ne sais plus ou)
meme si ca doit faire dresser les cheveux de certains cela confirme mon choix de plus aller voter pour ces charlots
En fait mon brut est figé depuis deux ans, mais le.plafond des cotisations augmente, et des cotisations ont été ajoutées, donc le net baisse de façon automatique. Est ce la même chose pour nos politiques, qui après seulement 5 ans de cotisation ont 1300€ de retraite assures
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Re: Grille des salaires

Message par jepe le Jeu 20 Juin 2013 - 21:17

vous n'avez pas encore compris que la France est un pays qui décline et que vos enfants seront beaucoup moins heureux que vous. Arrétez de croire au pére Noël, c'est fini.  Cette situation m'attriste mais je ne vois pas de solutions.

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Re: Grille des salaires

Message par henri beauclerc le Jeu 20 Juin 2013 - 22:01

Bein.......  moi j'en vois. 

Mais on a dit "pas de politique".
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Re: Grille des salaires

Message par papyston le Jeu 20 Juin 2013 - 22:07

Mais non le France ne décline pas    
Tant que nous pouvons mettre du coco dans nos brêles, tout va bien      
Et puis, il y a les urnes à remplir bientôt      
On peu leur glisser un morceau de papier cul dedans pour leur montrer ce qu'on pense d'eux    

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Re: Grille des salaires

Message par jpp-lfox le Jeu 20 Juin 2013 - 22:20

jepe a écrit:vous n'avez pas encore compris que la France est un pays qui décline et que vos enfants seront beaucoup moins heureux que vous. Arrétez de croire au pére Noël, c'est fini.  Cette situation m'attriste mais je ne vois pas de solutions.

Je suis très réaliste, je me rappelle avoir lu dans les années 2000, que la France serait derrière les pays émergents en 2020.......encore 7 ans avant de voir si cette prédiction se réalise.....mais cela semble se confirmer.
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Grille des salaires

Message par waychop le Jeu 20 Juin 2013 - 22:26

henri beauclerc a écrit:Bein.......  moi j'en vois. 

Mais on a dit "pas de politique".

+1
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Re: Grille des salaires

Message par jpp-lfox le Jeu 20 Juin 2013 - 22:28

waychop a écrit:

henri beauclerc a écrit:Bein.......  moi j'en vois. 

Mais on a dit "pas de politique".



+1
Politique ou économie?
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Re: Grille des salaires

Message par Mjöllnir le Jeu 20 Juin 2013 - 22:47

jpp-lfox a écrit:
waychop a écrit:
henri beauclerc a écrit:Bein.......  moi j'en vois. 

Mais on a dit "pas de politique".
+1

Politique ou économie?

bah voila, j(allais le dire !
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Re: Grille des salaires

Message par henri beauclerc le Jeu 20 Juin 2013 - 22:59

Déjà on pourrait parler "finances" et, par exemple se demander pourquoi depuis 1974 nos hommes politiques successifs se sont entêtés à nous faire entrer dans un système monétaire commun en nous obligeant à emprunter aux grands financiers internationaux alors que le "Front popu" avait mis la main sur la Banque de France pour en faire l'instrument du financement du Trésor Public...

Pour retrouver notre liberté face à "la grande finance" il nous reste deux solutions :
- soit la Banque centrale européenne sert à financer les besoins des états membres de l'UE sans qu'ils n'aient besoin d'emprunter des capitaux privés,
- soit nous sortons du système monétaire européen et nous reprenons une monnaie nationale avec une Banque nationale.

Peut-être est-ce pour éviter ce deuxième choix que Sarkozy a vendu une grande partie des réserves d'or françaises quand il était au ministère des Finances ?

On parle "Economie" là.
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Re: Grille des salaires

Message par Mjöllnir le Jeu 20 Juin 2013 - 23:14

l'economie d'un pays est aussi dependante de sa production non ?

sans un outil productif competitif, comment une economie peut-elle être saine ?

un outil competitif, ça passe bien évidemment par des fonds nécessaire aux investissements, mais quid de la main d'oeuvre ?
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Re: Grille des salaires

Message par Rescator le Ven 21 Juin 2013 - 0:12

il n y a qu une seule solution mais il fausdait qu on ai un peu plus de couilles
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Re: Grille des salaires

Message par jepe le Ven 21 Juin 2013 - 8:06

Mjöllnir a écrit:l'economie d'un pays est aussi dependante de sa production non ?

sans un outil productif competitif, comment une economie peut-elle être saine ?

un outil competitif, ça passe bien évidemment par des fonds nécessaire aux investissements, mais quid de la main d'oeuvre ?

+1000
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Re: Grille des salaires

Message par GEFAN le Sam 22 Juin 2013 - 23:58

              changer pas de main ça viens:96:


les retraités tous  des nantis , plein de frique et qui roulent en harley ,qui ont travaillés que 44ans les planqués ,

et qui pour ne pas partager vont se laissez crever les fumiers!   
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Re: Grille des salaires

Message par papyston le Mar 25 Juin 2013 - 11:46

jepe a écrit:
Mjöllnir a écrit:l'economie d'un pays est aussi dependante de sa production non ?

sans un outil productif competitif, comment une economie peut-elle être saine ?

un outil competitif, ça passe bien évidemment par des fonds nécessaire aux investissements, mais quid de la main d'oeuvre ?

+1000
ça sent la déloca ça !  



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Re: Grille des salaires

Message par leonarc le Mar 25 Juin 2013 - 12:01

il faut savoir que le FMI en 2008 a compris que les banques et donc la finance internationale devraient relacher
l'étau du crédit sur tous les pays pour relancer la croissance....mais...
lire ci dessous c'est technique  mais ça résume bien la situation....
 

« Tiger Forum, trois jours de conférences académiques de haut vol organisé par la Toulouse School of Economics (TSE) »

 

Olivier Blanchard, les doutes de l'économiste star du FMI

Rencontre avec l'économiste en chef du FMI. Olivier Blanchard est l'un des économistes les plus reconnus au monde, mais il est plongé dans le doute.

La macroéconomie est cassée. Il n'y a pas d'autre choix que de la rebâtir.

Cet homme-là est un seigneur de l'économie. Il fait partie des chercheurs les plus cités au monde par leurs pairs. Il a dirigé le célèbre département d'économie du MIT. Il a aujourd'hui le poste le plus prestigieux de la profession. Et, en même temps, c'est un être en proie au doute. Les points d'interrogation parsèment désormais ses écrits. Les aveux émergent au fil de la conversation : « Nous avions sous-estimé le rôle de la finance » ; « Les économistes avaient oublié les leçons de l'histoire »...  C'est à la fois inquiétant et rassurant. Inquiétant, car Olivier Blanchard est le « conseiller économique » du FMI. Autrement dit, la vigie de l'économie mondiale, un rôle qu'il assume jusqu'au physique - longue silhouette élégante de jeune homme malgré l'approche de ses soixante-cinq ans, regard bleu acier au loin. La vigie est dans le brouillard, comme nous tous. Rassurant aussi, parce que ce doute marque la fin d'une science des arrogances, où les économistes préféraient leurs modèles à la réalité.

Nous ne sommes pas à Washington, au siège du Fonds monétaire international, mais à Toulouse, à l'université. Olivier Blanchard intervient au Tiger Forum, trois jours de conférences académiques de haut vol organisé par la Toulouse School of Economics (TSE), dont il connaît bien le président, Jean Tirole. « Jet-lagué » encore une fois, enrhumé aussi, le professeur donne une brillante conférence où il décortique la crise, les trois vitesses et demie de l'économie mondiale (la demie, c'est le Japon), les boucles rétroactives dont les Etats-Unis se tirent si bien tandis que l'Europe s'y empêtre. Cette crise que les économistes du FMI n'ont pas vu venir, et qui met à bas tout un édifice intellectuel et politique bâti ces dernières décennies.

Flash-back, fin de l'été 2008. En août paraît un papier académique d'Olivier Blanchard titré « L'état de la macro ». Pour lui, cet état est bon. La science des grands flux économiques a connu d'« énormes progrès et une substantielle convergence », se remettant enfin de l'explosion des années 1970, quand la montée du chômage et de l'inflation avait prouvé les limites du système construit autour des idées de Keynes depuis la dernière guerre. Le 1er septembre, Olivier Blanchard connaît une consécration : il devient « economic counsellor » au FMI, alors dirigé par Dominique Strauss-Kahn. Autrement dit, il pilote la plus grosse usine à économistes au monde. Le 15 septembre, la banque Lehman Brothers s'effondre. Les pays développés subissent la crise économique la plus profonde depuis les années 1930. La macroéconomie explose à nouveau.

Au début de la discussion, Olivier Blanchard admet l'échec du bout des lèvres : il était seulement « excessif » de dire en 2008 que l'état de la « macro » était bon. Un nuage de nostalgie passe sur l'époque où tout paraissait résolu… Mais le professeur sait bien qu'il faut refonder la macroéconomie. « Les économistes avaient oublié les leçons de l'histoire. » Les thromboses financières n'ont en effet rien d'une innovation. Les pays émergents, notamment en Asie, en ont vécu dans les années 1990. La faillite du fonds new-yorkais LTCM, en 1998, avait été considérée comme marginale. En remontant plus loin, la finance et ses accidents étaient très débattus il y a un demi-siècle, quand le souvenir des années 1930 était encore cuisant.

Mieux comprendre la plomberie de la finance

En oubliant les enseignements du passé « nous avons sous-estimé le rôle de la finance », constate le diplômé de l'université de Paris Dauphine. Les économistes la regardaient comme une simple plomberie ; ils pouvaient se contenter de prendre ce qui en sortait - des taux d'intérêt, des cours de bourse. C'était simple. Sauf que l'argent peut brutalement cesser de couler du tuyau, bloquant toute l'économie mondiale. « Des économistes comme Jean Tirole ou Bengt Holmstrom avaient montré l'importance de la liquidité, d'autres avaient travaillé sur le comportement des banques, mais ces réflexions n'avaient pas été intégrées », constate Blanchard. Il est donc urgent de mieux comprendre la plomberie, de savoir qui échange, avec qui et quels risques cela fait courir.

Cette urgence remet en cause la démarche du macroéconomiste, celle qu'il a menée tout au long de sa carrière en explorant des sujets très variés - le chômage, la croissance, l'inflation, la transition des pays de l'Est. «  La macroéconomie suppose qu'on puisse s'abstraire de relations micro pour s'appuyer sur des grandeurs seulement macro, fût-ce au prix de simplifications majeures. » Or la crise montre que les explications microéconomiques sont incontournables. Le constat dépasse largement la finance. Dans les modèles néokeynésiens, comme ceux qu'a forgés l'ancien du MIT et de Harvard pendant des années, on introduit une à une des distorsions par rapport à un monde parfait, et on regarde ce qui se passe sur l'équilibre général de l'économie. « Mais si 500 distorsions peuvent se combiner en un effet macro, ce cadre ne fonctionne plus. Peut-on alors étendre les modèles, ou est-il impossible de capturer la réalité avec eux ? » Olivier Blanchard propose de repartir sur des modèles moins ambitieux d'équilibre « partiel », qui concernent une partie de l'économie comme par exemple les banques. Puis d'associer ces briques pour reconstruire le mur, une logique à rebours des grands modèles globaux qui valaient à leurs auteurs des publications dans les grandes revues et des postes jalousés. « Il faut donner du temps au temps, plaide l'universitaire. Dans dix ans, avec les nouvelles bases de données, l'arrivée du "big data" et des ordinateurs de plus en plus puissants, la compréhension du consommateur aura fait d'énormes progrès. Nous pourrons gérer, à la fois techniquement et conceptuellement, des modèles infiniment plus complexes. » Sans se faire d'illusions. Nous n'appréhenderons jamais totalement la réalité.

Besoin de modèles malgré tout

Mais, pendant les travaux, la crise continue et l'économie mondiale tourne. « Face à ce genre de rupture, l'attitude universitaire consiste à faire preuve d'une grande prudence. Mais le FMI ne peut pas attendre deux décennies ! Quand la Chine bascule sa croissance du moteur de l'investissement vers celui de la consommation, il nous faut un modèle qui relie ce changement majeur au Brésil et au reste du monde ! » Un modèle dont il faut se servir avec respect… et scepticisme. Blanchard évoque « un mélange d'art et de science ». 

Il est vrai que la crise a fait vaciller bien des certitudes, au sein même des brillantes équipes d'économistes du FMI. Sur la politique budgétaire, c'est bien ce mélange de science et d'art qui sert désormais à formuler les recommandations du Fonds. Avant 2008, ses experts estimaient que les resserrements budgétaires freinaient peu la croissance. Leur « multiplicateur » était de 0,5 : un rééquilibrage budgétaire de 10 milliards d'euros était censé amputer la production de 5 milliards. A la Banque centrale européenne, on soutenait même que le multiplicateur était négatif - la rigueur budgétaire pouvait soutenir l'activité. Mais les plans européens ont au contraire plombé la croissance. Et pas seulement en Grèce ! Les estimations du FMI publiées fin 2012 indiquent un multiplicateur compris entre 0,9 et 1,7. « Nous avons révisé nos hypothèses de travail aussi vite que la réalité s'imposait  », se défend Blanchard. Strauss-Kahn, lui, n'avait pas attendu pour prôner dès 2009, à Davos, la prudence sur la rigueur budgétaire.

Des chocs plus fréquents

La dégradation des finances publiques est telle que les chercheurs du Fonds ont lancé une série d'études, à la fois historiques et théoriques, sur les faillites d'Etat. « On ne peut pas s'offrir le luxe de ne pas penser aux restructurations de dette publique, explique l'économiste en chef du FMI. Si un pays a 0 % du PIB de dette publique, il n'a aucun problème. S'il a 400 % du PIB, c'est intenable. A quel moment assoit-on débiteurs et créanciers autour de la table ? A quel moment le créancier a-t-il intérêt à négocier, pour perdre 50 ou 70 % et non la totalité de son argent ? » On pense tout de suite au Japon. Blanchard ne s'exprime pas sur la politique de relance éperdue annoncée par le gouvernement, alors que la dette publique approche déjà 250 % du PIB. Mais dans sa conférence, il a employé à deux reprises le mot « pari  »

Le même séisme touche la conception de la politique monétaire, une politique qui « a été très loin ». Ses effets redistributifs sont massifs. Il faut la compléter par un volet « macroprudentiel » pour éviter l'effet domino où la chute d'une banque provoque l'effondrement du système financier. Le ciblage de la hausse des prix n'est peut-être plus l'idéal. Et pourquoi pas une bouffée d'inflation… On est soudain pris d'un léger vertige. Cet homme au sommet de sa carrière, qui n'a plus rien à prouver, impérieux et parfois cassant, aurait pu se retirer du débat sur la pointe des pieds dans cette crise terrible. Il fait l'inverse, s'exposant comme jamais, lançant et relançant le débat, organisant des séminaires « Repenser la politique macroéconomique » avec le gratin des chercheurs. En avril, lors dudeuxième séminaire, il a été frappé par l'interpellation de Stefan Gerlach, un Allemand devenu numéro deux de la Banque d'Irlande. Faut-il vraiment rebâtir toute la macroéconomie pour un événement qui arrive une fois par siècle ? On lui pose la question. « D'abord, ça arrive plus souvent. David Romer, de Berkeley, a recensé six chocs en trente ans rien qu'aux Etats-Unis ! Ensuite, il y a des raisons de penser que ces événements pourraient se produire plus fréquemment que par le passé. Enfin, même si c'est une fois par siècle, il y a beaucoup, beaucoup de gens qui souffrent. »

Les points à retenir

Le 1er septembre 2008, Olivier Blanchard connaissait une consécration en devenant « conseiller économique » du FMI, alors dirigé par Dominique Strauss-Kahn.

Deux semaines plus tard, la banque Lehman Brothers s'effondrait, entraînant le monde dans une crise que les économistes n'ont pas vu venir.

Au sein des équipes du FMI, cette crise a fait vaciller bien des certitudes. Avant 2008, les experts du Fonds estimaient par exemple que les resserrements budgétaires freinaient peu la croissance. Les plans européens ont démontré le contraire.
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Re: Grille des salaires

Message par papyston le Mar 25 Juin 2013 - 12:10

leonarc a écrit:il faut savoir que le FMI en 2008 a compris que les banques et donc la finance internationale devraient relacher
l'étau du crédit sur tous les pays pour relancer la croissance....mais...
lire ci dessous c'est technique  mais ça résume bien la situation....
 

« Tiger Forum, trois jours de conférences académiques de haut vol organisé par la Toulouse School of Economics (TSE) »

 

Olivier Blanchard, les doutes de l'économiste star du FMI

Rencontre avec l'économiste en chef du FMI. Olivier Blanchard est l'un des économistes les plus reconnus au monde, mais il est plongé dans le doute.

La macroéconomie est cassée. Il n'y a pas d'autre choix que de la rebâtir.

Cet homme-là est un seigneur de l'économie. Il fait partie des chercheurs les plus cités au monde par leurs pairs. Il a dirigé le célèbre département d'économie du MIT. Il a aujourd'hui le poste le plus prestigieux de la profession. Et, en même temps, c'est un être en proie au doute. Les points d'interrogation parsèment désormais ses écrits. Les aveux émergent au fil de la conversation : « Nous avions sous-estimé le rôle de la finance » ; « Les économistes avaient oublié les leçons de l'histoire »...  C'est à la fois inquiétant et rassurant. Inquiétant, car Olivier Blanchard est le « conseiller économique » du FMI. Autrement dit, la vigie de l'économie mondiale, un rôle qu'il assume jusqu'au physique - longue silhouette élégante de jeune homme malgré l'approche de ses soixante-cinq ans, regard bleu acier au loin. La vigie est dans le brouillard, comme nous tous. Rassurant aussi, parce que ce doute marque la fin d'une science des arrogances, où les économistes préféraient leurs modèles à la réalité.

Nous ne sommes pas à Washington, au siège du Fonds monétaire international, mais à Toulouse, à l'université. Olivier Blanchard intervient au Tiger Forum, trois jours de conférences académiques de haut vol organisé par la Toulouse School of Economics (TSE), dont il connaît bien le président, Jean Tirole. « Jet-lagué » encore une fois, enrhumé aussi, le professeur donne une brillante conférence où il décortique la crise, les trois vitesses et demie de l'économie mondiale (la demie, c'est le Japon), les boucles rétroactives dont les Etats-Unis se tirent si bien tandis que l'Europe s'y empêtre. Cette crise que les économistes du FMI n'ont pas vu venir, et qui met à bas tout un édifice intellectuel et politique bâti ces dernières décennies.

Flash-back, fin de l'été 2008. En août paraît un papier académique d'Olivier Blanchard titré « L'état de la macro ». Pour lui, cet état est bon. La science des grands flux économiques a connu d'« énormes progrès et une substantielle convergence », se remettant enfin de l'explosion des années 1970, quand la montée du chômage et de l'inflation avait prouvé les limites du système construit autour des idées de Keynes depuis la dernière guerre. Le 1er septembre, Olivier Blanchard connaît une consécration : il devient « economic counsellor » au FMI, alors dirigé par Dominique Strauss-Kahn. Autrement dit, il pilote la plus grosse usine à économistes au monde. Le 15 septembre, la banque Lehman Brothers s'effondre. Les pays développés subissent la crise économique la plus profonde depuis les années 1930. La macroéconomie explose à nouveau.

Au début de la discussion, Olivier Blanchard admet l'échec du bout des lèvres : il était seulement « excessif » de dire en 2008 que l'état de la « macro » était bon. Un nuage de nostalgie passe sur l'époque où tout paraissait résolu… Mais le professeur sait bien qu'il faut refonder la macroéconomie. « Les économistes avaient oublié les leçons de l'histoire. » Les thromboses financières n'ont en effet rien d'une innovation. Les pays émergents, notamment en Asie, en ont vécu dans les années 1990. La faillite du fonds new-yorkais LTCM, en 1998, avait été considérée comme marginale. En remontant plus loin, la finance et ses accidents étaient très débattus il y a un demi-siècle, quand le souvenir des années 1930 était encore cuisant.

Mieux comprendre la plomberie de la finance

En oubliant les enseignements du passé « nous avons sous-estimé le rôle de la finance », constate le diplômé de l'université de Paris Dauphine. Les économistes la regardaient comme une simple plomberie ; ils pouvaient se contenter de prendre ce qui en sortait - des taux d'intérêt, des cours de bourse. C'était simple. Sauf que l'argent peut brutalement cesser de couler du tuyau, bloquant toute l'économie mondiale. « Des économistes comme Jean Tirole ou Bengt Holmstrom avaient montré l'importance de la liquidité, d'autres avaient travaillé sur le comportement des banques, mais ces réflexions n'avaient pas été intégrées », constate Blanchard. Il est donc urgent de mieux comprendre la plomberie, de savoir qui échange, avec qui et quels risques cela fait courir.

Cette urgence remet en cause la démarche du macroéconomiste, celle qu'il a menée tout au long de sa carrière en explorant des sujets très variés - le chômage, la croissance, l'inflation, la transition des pays de l'Est. «  La macroéconomie suppose qu'on puisse s'abstraire de relations micro pour s'appuyer sur des grandeurs seulement macro, fût-ce au prix de simplifications majeures. » Or la crise montre que les explications microéconomiques sont incontournables. Le constat dépasse largement la finance. Dans les modèles néokeynésiens, comme ceux qu'a forgés l'ancien du MIT et de Harvard pendant des années, on introduit une à une des distorsions par rapport à un monde parfait, et on regarde ce qui se passe sur l'équilibre général de l'économie. « Mais si 500 distorsions peuvent se combiner en un effet macro, ce cadre ne fonctionne plus. Peut-on alors étendre les modèles, ou est-il impossible de capturer la réalité avec eux ? » Olivier Blanchard propose de repartir sur des modèles moins ambitieux d'équilibre « partiel », qui concernent une partie de l'économie comme par exemple les banques. Puis d'associer ces briques pour reconstruire le mur, une logique à rebours des grands modèles globaux qui valaient à leurs auteurs des publications dans les grandes revues et des postes jalousés. « Il faut donner du temps au temps, plaide l'universitaire. Dans dix ans, avec les nouvelles bases de données, l'arrivée du "big data" et des ordinateurs de plus en plus puissants, la compréhension du consommateur aura fait d'énormes progrès. Nous pourrons gérer, à la fois techniquement et conceptuellement, des modèles infiniment plus complexes. » Sans se faire d'illusions. Nous n'appréhenderons jamais totalement la réalité.

Besoin de modèles malgré tout

Mais, pendant les travaux, la crise continue et l'économie mondiale tourne. « Face à ce genre de rupture, l'attitude universitaire consiste à faire preuve d'une grande prudence. Mais le FMI ne peut pas attendre deux décennies ! Quand la Chine bascule sa croissance du moteur de l'investissement vers celui de la consommation, il nous faut un modèle qui relie ce changement majeur au Brésil et au reste du monde ! » Un modèle dont il faut se servir avec respect… et scepticisme. Blanchard évoque « un mélange d'art et de science ». 

Il est vrai que la crise a fait vaciller bien des certitudes, au sein même des brillantes équipes d'économistes du FMI. Sur la politique budgétaire, c'est bien ce mélange de science et d'art qui sert désormais à formuler les recommandations du Fonds. Avant 2008, ses experts estimaient que les resserrements budgétaires freinaient peu la croissance. Leur « multiplicateur » était de 0,5 : un rééquilibrage budgétaire de 10 milliards d'euros était censé amputer la production de 5 milliards. A la Banque centrale européenne, on soutenait même que le multiplicateur était négatif - la rigueur budgétaire pouvait soutenir l'activité. Mais les plans européens ont au contraire plombé la croissance. Et pas seulement en Grèce ! Les estimations du FMI publiées fin 2012 indiquent un multiplicateur compris entre 0,9 et 1,7. « Nous avons révisé nos hypothèses de travail aussi vite que la réalité s'imposait  », se défend Blanchard. Strauss-Kahn, lui, n'avait pas attendu pour prôner dès 2009, à Davos, la prudence sur la rigueur budgétaire.

Des chocs plus fréquents

La dégradation des finances publiques est telle que les chercheurs du Fonds ont lancé une série d'études, à la fois historiques et théoriques, sur les faillites d'Etat. « On ne peut pas s'offrir le luxe de ne pas penser aux restructurations de dette publique, explique l'économiste en chef du FMI. Si un pays a 0 % du PIB de dette publique, il n'a aucun problème. S'il a 400 % du PIB, c'est intenable. A quel moment assoit-on débiteurs et créanciers autour de la table ? A quel moment le créancier a-t-il intérêt à négocier, pour perdre 50 ou 70 % et non la totalité de son argent ? » On pense tout de suite au Japon. Blanchard ne s'exprime pas sur la politique de relance éperdue annoncée par le gouvernement, alors que la dette publique approche déjà 250 % du PIB. Mais dans sa conférence, il a employé à deux reprises le mot « pari  »

Le même séisme touche la conception de la politique monétaire, une politique qui « a été très loin ». Ses effets redistributifs sont massifs. Il faut la compléter par un volet « macroprudentiel » pour éviter l'effet domino où la chute d'une banque provoque l'effondrement du système financier. Le ciblage de la hausse des prix n'est peut-être plus l'idéal. Et pourquoi pas une bouffée d'inflation… On est soudain pris d'un léger vertige. Cet homme au sommet de sa carrière, qui n'a plus rien à prouver, impérieux et parfois cassant, aurait pu se retirer du débat sur la pointe des pieds dans cette crise terrible. Il fait l'inverse, s'exposant comme jamais, lançant et relançant le débat, organisant des séminaires « Repenser la politique macroéconomique » avec le gratin des chercheurs. En avril, lors dudeuxième séminaire, il a été frappé par l'interpellation de Stefan Gerlach, un Allemand devenu numéro deux de la Banque d'Irlande. Faut-il vraiment rebâtir toute la macroéconomie pour un événement qui arrive une fois par siècle ? On lui pose la question. « D'abord, ça arrive plus souvent. David Romer, de Berkeley, a recensé six chocs en trente ans rien qu'aux Etats-Unis ! Ensuite, il y a des raisons de penser que ces événements pourraient se produire plus fréquemment que par le passé. Enfin, même si c'est une fois par siècle, il y a beaucoup, beaucoup de gens qui souffrent. »

Les points à retenir

Le 1er septembre 2008, Olivier Blanchard connaissait une consécration en devenant « conseiller économique » du FMI, alors dirigé par Dominique Strauss-Kahn.

Deux semaines plus tard, la banque Lehman Brothers s'effondrait, entraînant le monde dans une crise que les économistes n'ont pas vu venir.

Au sein des équipes du FMI, cette crise a fait vaciller bien des certitudes. Avant 2008, les experts du Fonds estimaient par exemple que les resserrements budgétaires freinaient peu la croissance. Les plans européens ont démontré le contraire.
Sympa 
Mais un résumé aurait été mieux 
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Re: Grille des salaires

Message par bigjohn13 le Mar 25 Juin 2013 - 12:41

Oh putain, c'est toujours le forum harley ou le nouvel économiste

Mais merci d'enrichir le débat c'est toujours interréssant d'avoir une explication (qui n'est pas forcément la vérité )
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Re: Grille des salaires

Message par OlliePSD le Mar 25 Juin 2013 - 12:51

Moi je dis: ceux qui gagnent plus que moi C'EST PAS JUSTE!...

...Et ceux qui gagnent moins, ben ils ont qu'a se sortir les doigts du cul. Voila.









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Re: Grille des salaires

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